
Un an après Dark Assault, Iron Savior sort son quatrième album. Le style a peu évolué, puisque nous nous trouvons toujours dans un heavy carré très germanique, dominé par des tempos rapides. Les influences sont nombreuses, allant de Judas Priest à Accept, en passant par Helloween et Gamma Ray et ce, malgré le départ de Kai Hansen. Ce mélange de puissance et de mélodies est porté par un enthousiasme communicatif qui permet à l’auditeur d’explorer divers univers. En dépit d’un manque d’originalité évident, l’amateur de heavy speed passera outre et se laissera aller à taper du pied ou à chanter en compagnie du groupe.
Dès « Titans of our Time », on comprend que l’album va être dominé par des tempos rapides, ce qui est la marque de fabrique des Allemands. Les riffs sont énormes et le travail des guitaristes vraiment efficace. On perçoit une volonté de tout emporter sur leur passage, comme sur le monstrueux « Ironbound » aux chœurs énormes. La double grosse caisse est de sortie, comme sur « Walls of Fire » qui laisse plus de place à la section rythmique à la manière d’un Helloween ou sur « Condition Red » qui emprunte certains de ses éléments à Judas Priest.
Si le style ne semble pas avoir varié, on ressent néanmoins un retour aux influences des années 80 comme sur « Protector », mélange de Judas Priest et d’Accept, dont le « Protectors Of Terror » n’est pas loin, d’ailleurs… Développant toujours des hymnes guerriers « Warrior », « Titans of our time », l’entraînant « Tales of the Bold », Iron Savior nous conduit dans ses habituelles épopées cosmiques, riches en changements de rythmes, en accélérations et en mélodies soutenues par des chœurs puissants. Çà et là, on découvre pourtant de nouveaux horizons à la fois plus torturés, comme sur « Mindfeeder » proche de Gamma Ray et plus mélodiques, tel que le beau « Paradise ». En résumé, un disque à posséder pour tout amateur de heavy à l’allemande. Plusieurs versions sont sorties, dont une possédant deux bonus dont une étonnante reprise de Seal « Crazy » qui tient la route et une version japonaise avec une reprise du « Living After Midnight » de Judas Priest, peut-être un peu trop accélérée.
- 1. Titans of our Time
- 2. Protector
- 3. Ironbound
- 4. Condition Red
- 5. Warrior
- 6. Mindfeeder
- 7. Walls of Fire
- 8. Tales of the Bold
- 9 I Will be There (bonus)
- 10. No Hero
- 11. Paradise
- 12. Thunderbird
- 13. Crazy (bonus)
- 14. Living After Midnight (bonus Japon)
- Piet Sielck – Chant, guitares, chœurs
- Joachim « Piesel » Küstner – Guitares, chœurs
- Andreas Kück – Claviers, chœurs
- Jan-Sören Eckert – Basse, chœurs
- Thomas Nack – Batterie, percussions
Label : Noise/Wagram