
Compilation non officielle de démos, Thunderground sort au moment où le groupe se reforme sans Donnie Purnell après une séparation de plus de sept ans. Issus des sessions de Show Business, ces douze titres sont agrémentés de deux morceaux live et d’une introduction vraiment dispensable. Le son est correct, même si on ne trouve pas d’arrangements de qualité, comme cela aurait été le cas si ces morceaux avaient vraiment été produits. Comme ce sont des chutes et des chansons écartées, tout n’est pas à garder, mais tout n’est pas non plus à jeter. Etant donné que le groupe s’est rapidement séparé après Show Business, certains de ces titres auraient pu atterrir sur l’album suivant.
On trouve, tout d’abord des démos de chansons présentes sur Show Business dans des versions moins travaillées. Ainsi, « Ball Baby » est un bon titre dans la lignée de ce que nous a déjà proposé Kix, à savoir un glam enjoué, construit sur un riff à la AC/DC. Il en va de même pour « Baby Time Bomb » au riff très australien et au refrain bien glam qui donne envie de taper du pied et de chanter à tue-tête. « Fireballs » est un titre un peu convenu qui évoque du mauvais AC/DC et dont la version officielle n’est finalement pas bien éloignée de celle-ci.
Pour les inédits, on retrouve des morceaux glam metal comme on en attend du groupe. « I Drank Too Much of You » est un excellent titre rapide, groovy et teinté de glam qui aurait eu tort de demeurer inédit. « Thunderground » est un mid-tempo entraînant et dont le refrain est irrésistible. Le punk glam « Geisha House » mérite aussi le détour (mais qui a ajouté une intro en arabe totalement incongrue vu les ambiances japonaises ?), avec ses petites trouvailles qui pouvaient être développées. Mention bien aussi au rapide « Ring My Bell » qu’il est étonnant de trouver sur cette compilation, tant il possède toutes les qualités pour se trouver sur un album officiel : un riff entraînant, un refrain qui claque et une joie communicative. Les deux extraits en concert sont de bonne qualité et valent le détour, même s’il est possible de les trouver sur des bootlegs.
En ce qui concerne les surprises, bonnes et moins bonnes, « Baby Blues » sonne presque comme une ballade grunge, avec sa mélancolie ambiante et ses lignes mélodiques pathétiques. Le pop glam « Hot Pants Cold Feet » évoque un titre de Warrant, surtout sur le refrain. On peine à y reconnaître Kix, surtout sur le premier. Plus dispensables sont les morceaux « Screw the Screws », au son atroce, mais qui aurait certainement pu faire un bon titre une fois retravaillé et le passable « Screamer » qui ne contient aucune trace de glam et s’appuie sur un riff à la AC/DC. Quant à « No Business, Like Show Business », ce n’est qu’une farce de beuverie sans doute enregistrée pour rire et sans aucun intérêt.
Une compilation à réserver aux fans absolus de Kix. Show Business étant loin d’être le meilleur album du groupe, ses chutes de studio sont encore en deçà.
- 1. No Business
- 2. Thunderground
- 3. Geisha House
- 4. I Drank Too Much of You
- 5. Baby Blues
- 6. Ball Baby
- 7. Screw the Screws
- 8. Hot Pants Cold Feet
- 9. Screamer
- 10. Fireballs
- 11. Ring My Bell
- 12. Baby Time Bomb
- 13. No Business, Like Show Business
- 14. Blow My Fuse (Live Tokyo)
- 15. Cold Blood (Live)
- Steve Whiteman : Chant, harmonica, saxophone
- Ronnie « 10/10 » Younkins : Guitares
- Brian « Damage » Forsythe : Guitares
- Donnie Purnell : Basse, claviers, chœurs
- Jimmy « Chocolate » Chalfant : Batterie, chœurs