KIX – Live (1993)

Enregistré lors de la tournée Hot Wire, ce live condense la première partie de carrière de Kix et marque, mais le groupe ne le sait pas encore, un vrai tournant. En pleine invasion grunge, le heavy rock, le hard FM et le glam rock n’ont plus la cote. Aussi, lorsque sort cet album en 1993, celui-ci n’intéresse plus grand monde aux Etats-Unis dont l’industrie musicale fonctionne toujours par mode. Les chemises à carreaux et la neurasthénie générale de la génération X balaient la joie de vivre des baby-boomers qui, entrés dans la vie active, se passionnent moins pour le rock. Aussi, malgré la grande qualité de ce concert capté à l’université du Maryland, cet album ne rencontre qu’un succès très relatif, bien en deçà des attentes du groupe et de sa maison de disques.

Pourtant, Kix a mis toutes les chances de son côté pour emporter l’adhésion de ses fans. Il commence par asséner trois extraits de son dernier disque en date. L’enchaînement de la bombe « Hot Wire », du glam rock « Same Jane » et de l’entraînant « Rock and Roll Overdose » est irrésistible. La voix de Steve Whiteman est au top et son harmonica fait des merveilles. De cet album, on note aussi la présence de « Girl Money » qui permet au chanteur de faire preuve de toute sa gazouille. Kix y ajoute la ballade « Tear Down the Walls » au milieu du set, afin de calmer les esprits, surtout qu’auparavant le groupe a quand même dégainé « Sex » (extrait de Midnite Dynamite) qui permet de faire chanter le public, ainsi que le sautillant « The Itch » issu du premier album et qui prend toute sa force en concert.

Evidemment, Kix n’oublie pas Blow My Fuse, son plus gros succès, en jouant le titre éponyme qui parait quand même un peu léger dans sa version live, ainsi que leurs tubes « Cold Blood » dont le riff conquiert le public et la ballade « Don’t Close Your Eyes ». On peut s’étonner de ne trouver que trois extraits de cet album. Où sont « Red Lite, Green Lite, TNT », « She Drop Me The Bomb » premier single de cet album ou le rapide « Dirty Boy » ? A la place, Kix joue « For Shame », une ballade de Cool Kids vraiment dispensable. Cela fait donc trois ballades pour un live de rock en pleine période grunge, grosse erreur. Heureusement que l’album se termine par la bombe « Yeah, Yeah, Yeah », dont les 13 minutes de folie font hurler le public. Sans doute aurions-nous préféré un développement moins long pour entendre « Atomic Bomb » ou « Kix Are For Kids » à la place.

Témoignage d’une époque révolue, Live est un bon condensé des cinq premiers albums studio du groupe. Il signe pourtant la fin de sa collaboration avec Atlantic dont les décideurs préfèrent les riffs désaccordés, les récits de viol et de suicide.

  • 1. Hot Wire
  • 2. Same Jane
  • 3. Rock and Roll Overdose
  • 4. Sex
  • 5. The Itch
  • 6. For Shame
  • 7. Tear Down the Walls
  • 8. Blow My Fuse
  • 9. Girl Money
  • 10. Cold Blood
  • 11. Don’t Close Your Eyes
  • 12. Yeah, Yeah, Yeah
  • Steve Whiteman : Chant, harmonica, saxophone
  • Ronnie « 10/10 » Younkins : Guitares
  • Brian « Damage » Forsythe : Guitares
  • Donnie Purnell : Basse, claviers, chœurs
  • Jimmy « Chocolate » Chalfant : Batterie, chœurs
  • Producteur : Donnie Purnell

Label : Atlantic

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