
Voilà vingt-cinq ans qu’Edguy sillonne les routes du monde, foule les planches des plus grands festivals et nous sort des albums de qualité. Après un quart de siècle, il était temps de faire le point et de relancer la machine. Pour cela, le groupe nous offre un best-of agrémenté de cinq nouveaux titres, d’un inédit et de titres issus de tous ses albums, ou presque, ainsi que d’EP, afin de nous faire patienter jusqu’à son prochain véritable opus. En règle générale, je n’apprécie pas trop les compilations, surtout lorsque je possède toute la discographie du groupe. Mais là, avec ces inédits, la présence d’un concert bonus (non fourni aux chroniqueurs) et de vidéos, force est de constater qu’il était intéressant de jeter une oreille sur ce Monuments.
Je vais rapidement passer sur les chansons déjà connues, pour louer la présence d’hymnes tels que « Tears Of Mandrake » (où sont les autres pépites de l’album Mandrake ?), « Lavatory Love Machine », « Defenders Of The Crown », « King Of Fools », « Mysteria » ou le très Helloween « Babylon », et m’étonner de l’absence de « Down To The Devil », « Robin Hood », « All The Clowns » ou « Golden Dawn », mais ce sont des goûts personnels. Avec vingt-huit titres, moins les six inédits, il était évident que tout le monde ne serait pas content. Chose étrange, certains albums sont favorisés Hellfire et Space Police avec quatre titres chacun, ce que je trouve étrange pour le second et un autre oublié : Kingdom Of Madness. Louons également la présence de titres issus Superheroes EP : « Judas at the Opera » et « Spooks in the Attic » et King of Fools EP : « Holy Water ».
Mais le plus important demeure quand même les cinq nouveaux morceaux. Evacuons l’inédit « Reborn In The Waste » issu des sessions de Savage Poetry qui aurait pu rester dans les cartons tant il n’est pas abouti et immature, pour nous intéresser aux nouveautés. Et de ce côté, pas de déceptions. Le groupe a favorisé les morceaux enlevés, pour revenir à un style plus proche de Hellfire Club que des derniers albums. Ainsi l’excellent « Open Sesame » et les cavalcades de « Landmarks » nous entraînent dans la danse, tandis que « Ravenblack » est un titre de pur heavy, qui s’appuie sur un riff énorme pour nous conduire à un refrain à chanter en chœur. Reste « Wrestle The Devil », un mid-tempo aux arrangements rythmiques originaux et au refrain soigné, ainsi que le très Helloween « The Mountainer » qui débute par des harmonies de guitares pour monter peu à peu en intensité jusqu’au refrain. Cinq titres qui s’inscrivent parmi les meilleures réalisations du groupe et qui nous rassurent quant à son avenir.
- Disc 1
- 1. Ravenblack
- 2. Wrestle the Devil
- 3. Open Sesame
- 4. Landmarks
- 5. The Mountaineer
- 6. 9-2-9
- 7. Defenders of the Crown
- 8. Save Me
- 9. The Piper Never Dies
- 10. Lavatory Love Machine
- 11. King of Fools
- 12. Superheroes
- 13. Love Tyger
- 14. Ministry of Saints
- 15. Tears of a Mandrake
- Disc 2
- 1. Mysteria
- 2. Vain Glory Opera
- 3. Rock of Cashel
- 4. Judas at the Opera
- 5. Holy Water
- 6. Spooks in the Attic
- 7. Babylon
- 8. The Eternal Wayfarer
- 9. Out of Control
- 10. Land of the Miracle
- 11. Key to My Fate
- 12. Space Police
- 13. Reborn in the Waste
- Tobias Sammet – chant
- Dirk Sauer – guitares
- Jens Ludwig – guitares
- Tobias Exxel – basse
- Felix Bohnke – batterie
Label : Nuclear Blast