PALADINE – Finding Solace (2017)

Paladine s’est formé à Athènes, en 2013, sur les cendres de Mythraal dont faisaient partie le bassiste Chris Stergianidis, le batteur Stamatis Katsafados et le guitariste Thanos Kollintzogiannakis. Après avoir recruté Nick Protonotarios et Marilena Plitsi, le groupe enregistre son premier album aux Devasoundz Studios d’Athène sous la houlette de Thimios Krikos d’Innerwish. Autant dire que Paladine a mis les moyens pour produire son power metal épique, aux paroles influencées par la fantasy (Paladine est le dieu du Bien dans Lancedragon). La magnifique pochette annonce d’ailleurs parfaitement la couleur, puisqu’elle nous invite à plonger dans cet univers. L’auditeur n’est donc pas surpris de découvrir une musique à l’avenant.

Dès les premières notes acoustiques de « Dragonrider », les qualités mélodiques du groupe sautent aux oreilles avec cette atmosphère hispanisante qui conduit à une montée en puissance vers un titre puissant et entraînant. Les riffs nous sautent alors à la gorge avant que les dragons ne soient lâchés. La voix médium de Nick Protonotarios apporte une couleur intéressante à l’ensemble, tandis que la section rythmique assure une assise impeccable. Paladine propose une musique soignée, sorte de croisement entre Iced Earth et Iron Maiden : la cavalcade « Knight Of The Black Rose », avec des touches rappelant Manowar à ses débuts : le très beau « Paladine », voire Falconer sur le touchant « Finding Solace ». L’ensemble est très professionnel, ciselé jusque dans les solos techniques qui rappellent ceux de Gus G.

Les amateurs de heavy racé vont donc trouver de quoi satisfaire leur amour du genre, aussi bien avec des compositions enlevées et maitrisées comme l’excellent « The Metalizer » qui clôt ce bel album, que dans les titres plus nuancés comme l’épais « Midnight Sky » qui donne envie de secouer la tête en cadence. Sans réinventer le genre, Paladine propose une belle synthèse de ce que peut offrir le power metal, en osant même un morceau d’ambiance : « The Inn Of The Last Home » qui semble reprendre la pochette.

On peut s’étonner de ne pas voir le groupe être signé sur un plus gros label, tant son potentiel est important. Néanmoins, l’instabilité du line-up est à noter, puisqu’à part Chris Stergianidis, tous les autres membres ont changé. Le groupe est entré en studio cette année pour donner suite à ce premier opus.

  • 1. Dragonrider
  • 2. Master Of Present & Past
  • 3. The Inn Of The Last Home
  • 4. Knight Of The Black Rose
  • 5. Paladine
  • 6. Finding Solace
  • 7. Midnight Sky
  • 8. The Metalizer
  • Chris Stergianidis : Basse
  • Stamatis Katsafados : Batterie
  • Thanos Kollintzogiannakis : Guitares
  • Nick Protonotarios : Guitares, chant
  • Marilena Plitsi : Claviers

Producteur : Thimios Krikos

Label : No Remorse

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