ALTHERYA – New Dawn (2019)

La France du metal est riche de talents à découvrir. Originaire de Colmar, Altherya est une formation œuvrant dans un metal progressif puissant et mélodique qui doit autant à Epica qu’à Arch Enemy, à Symphony X qu’à Porcupine Tree. Autant dire que le spectre de leurs compositions est large, permettant à l’auditeur de passer d’un monde à l’autre avec autant de bonheur. Chaque titre, développé la plupart du temps sur plus de cinq minutes, permet de mettre en place une atmosphère unique et de proposer des structures complexes, mais jamais rébarbatives. En effet, le groupe sait construire des titres variés qui s’appuient sur des riffs épais, à l’accordage très heavy, comme sur le nuancé et entêtant « Between Sun And Moon » qui n’a rien à envier aux meilleures compositions du genre.

Bénéficiant d’une production à la fois fine et dynamique, New Dawn permet un voyage agréable dans un univers savamment construit. On sent que chaque instrument est à sa place et que chaque note a été pensée avec soin. Les deux guitaristes nous livrent ainsi des partitions et des duels que ne renierait pas Iron Maiden. C’est le cas sur le très beau « Sulphur Island », aux riffs très britanniques et sur lequel la basse s’octroie aussi une place de choix. Ces apports issus de la New Wave Of British Heavy Metal font d’Altherya un groupe original dans le monde du metal progressif souvent tourné vers les Etats-Unis. Des apports venus du death mélodique sont également décelables sur certaines parties de l’énorme « The Edge Of Life » qui ouvre le bal. Celles-ci sont tempérées par le chant de Lorena Marino qui n’en fait jamais trop, même lorsque sa voix est doublée. Ce contraste entre l’accordage bas et sa voix féminine est un plus pour des morceaux qui donnent aussi envie de secouer la tête en cadence avant de nous prendre aux tripes, comme sur l’énorme « Embrace Of Death » qui apparaît comme l’enfant d’Arch Enemy et d’Epica. A la fois étonnant et terriblement addictif. A l’instar de tout cet album.

Le groupe sait à la fois accélérer le rythme comme sur l’orientalisant « Sands Of The East » et jouer sur un registre plus mélancolique : « In Flanders Fields ». Il le fait souvent dans le même morceau, en jouant avec différentes tonalités. La pièce maîtresse qu’est « Disillusion » en apporte une preuve indéniable en développant ses ambiances sur plus de neuf minutes, sans jamais nous lasser. L’auditeur averti y décèlera une construction issue du metal progressif, avec des riffs death et des passages beaucoup plus planants, tandis que le fan se laissera porter par ses différents mouvements. Dans les deux cas, chacun y reconnaîtra la patte des grands. Dans un genre différent, « In Memory » est également un grand moment, à la fois nostalgique et magique, sur lequel la voix de Lorena occupe une place importante en sachant s’adapter à chaque moment avec la même pertinence.

New Dawn est une agréable découverte qui devrait ravir les amateurs de metal progressif, aussi exigeants fussent-ils. Pour ma part, je suis totalement sous le charme de ce groupe que j’ai découvert par hasard.

  • 1. The Edge Of Life
  • 2. Between Sun And Moon
  • 3. Sands Of The East
  • 4. Sulphur Island
  • 5. In Memory
  • 6. Embrace Of Death
  • 7. Disillusion
  • 8. In Flanders Fields
  • Lorena Marino – Chant
  • Chris Ghilardi – Guitares
  • Nicolas Weigel – Guitares
  • Chris Wurcker – Basse
  • Gael Tardio – Batterie

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créer un nouveau site sur WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :